|
 | | Ah ! les abricots fondants, sucrés et parfumés, cueillis directement
sur l'arbre ! Je n'en connais pas de meilleurs. Ceux du commerce
arrivent loin derrière ! J'ai choisi pour le mien, en Ariège, une
exposition ensoleillée, à l'abri des vents froids au printemps. Je n'ai
pas choisi un gros arbre, car cette espèce pousse vite, et sa mise à
fruit est très rapide. J'ai pris un scion d'un an, je l'ai planté dans
les règles de l'art et laissé pousser sans intervenir, c'est-à-dire
sans faire de taille de formation.
Pour
qu'il pousse vigoureusement, je l'ai arrosé régulièrement les deux
premières années (soit une moyenne de deux arrosoirs tous les dix jours
- 20 litres d'eau - pendant la période sèche). Comme des gelées
tardives sont à craindre, j'ai choisi une variété tardive, 'Stark Early
Orange', mais j'aurais aussi pu prendre 'Bergeron', qui fleurit de fin
mars à début avril, ou 'Pêche de Nancy', un peu plus précoce mais très
résistant aux gelées printanières. À noter également 'Rouge tardif
Delbard', qui réussit bien dans le nord et l'est de la France.
Pour
lui garder longtemps une belle santé, je badigeonne chaque année le
tronc et les grosses branches avec l'onguent de Saint-Fiacre (1/3 bouse
de vache, 2/3 argile diluée dans de l'eau). Et je traite chaque année
juste avant la floraison avec de la bouillie bordelaise à 15 g par
litre. |