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 | | Que faire sans serre ?
L'olivier résiste à - 15 °C et même au-delà. Toutefois, quand il est en pot, les racines sont beaucoup plus exposées. En hiver, s'il gèle, enveloppez la plante et le pot d'une triple épaisseur de voile d'hivernage. Passé - 5 °C, vous devrez rentrer la plante. Je connais un olivier à Grenoble et un autre à Clermont-Ferrand qui passent les trois mois d'hiver simplement dans un garage, près d'un tout petit fenestron dispensant une lumière chiche. Ils perdent quelques feuilles, mais rien de bien méchant, et repartent de plus belle dès fin mars.
Quelle variété choisir ?
Peu importe la variété de l'olivier : pour un effet ornemental tous se valent. En pot, votre olivier ne vous donnera de toute façon guère d'olives. En revanche, pour une question de port de l'arbuste, la variété 'Pyramidalis' est plus intéressante, notamment dans les petites tailles. Mais le plus important est de choisir une plante bien formée, surtout si elle est petite, car en pot l'olivier prospère peu.
Quel terreau utiliser ?
Prenez du terreau universel (ou pour rosiers, plus riche en argile) et ajoutez un tiers de terre végétale pour lui donner de la consistance. Vous verrez, en dépotant les plantes, qu'elles sont de deux types. Certaines sont cultivées dans un terreau assez léger et dotées d'un chevelu racinaire fin et régulier. D'autres, à l'inverse, sont fournies dans une terre lourde et collante. Pour celles-ci, griffez le pourtour de la motte avant de les rempoter.
Ensuite, un rempotage tous les trois ans est suffisant pour les petites et moyennes plantes, si vous prenez soin de leur donner un contenant deux fois plus volumineux que le conteneur de l'achat. Les gros sujets peuvent vivre bien plus longtemps dans leur bac si vous leur offrez une bonne nutrition.
De quoi a besoin un olivier ?
Dans les régions clémentes, apportez un engrais pour arbres fruitiers ou rosiers, de mars à septembre, une fois par mois. Le magnésium encourage une bonne pousse et une abondante floraison. Sous les climats rudes, je conseille de « réveiller la plante » par un premier apport en engrais riche en azote (engrais pour plantes vertes par exemple), puis d'enchaîner avec un engrais pour fruitiers.
Tous les ans en début d'automne ou de printemps, à défaut de rempotage, faites un surfaçage : ôtez quelques centimètres de vieux terreau en surface pour le remplacer par du tout neuf.
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