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L'amour du bleu et mes origines bretonnes expliquent l'intérêt que je
porte depuis longtemps aux céanothes printaniers. Hélas, la montagne
n'est pas un lieu favorable à ces arbustes peu rustiques. J'ai quand
même franchi le pas, il y a trois ans, en sauvant d'une mort certaine
un petit Ceanothus thyrsiflorus 'Repens' qui s'étiolait près de la
caisse d'un hypermarché. Je l'ai installé contre le mur sud de la
maison, directement sur le drain. Pas de chance, la neige est tombée
juste après (on était en mars) et a brûlé une partie du feuillage. Mais
il a résisté et a fait quelques grappes de fleurs bleu tendre au cœur
de l'été !
Depuis,
il a pris un bel essor et ses tiges font plus de 1 m de long. Chaque
fin d'hiver, j'épointe un peu les pousses terminales gelées. Je dois
dire que je suis plutôt fière, car c'est le seul céanothe à des
kilomètres à la ronde ! |